La semaine dernière, je donnais ma formation à l'écriture Web pour une xe fois. Et j'avoue que je commence à mieux comprendre ce que signifie l'écriture Web non pas pour moi, mais pour mes clients en pleine refonte de site.
Je leur enseigne, du moins c'est mon but, à adapter leur texte « imprimé » à l'écran cathodique et à l'internaute impatient ou ennuyé. Je leur présente quatre procédés : résumer, restructurer, réviser et réécrire.
Procédés enseignés
Voici ce que j'entends par chacun d'eux :
- Résumer : réduire le texte ou en offrir un aperçu;
- Restructurer : choisir ou « composer » une structure
hybride parmi les quatre courantes que j'ai dégagées; - Réviser : mettre des mots clés en relief par des procédés
comme l'intertitre, le gras, l'exergue, l'encadré, etc.; - Réécrire : humaniser, égayer un texte ennuyeux ou
convenu de type « Qui sommes-nous? ».
Procédés retenus
Et voilà ce que mes clients semblent en retenir :
- Offrir un aperçu du contenu de la page en entier
dans le haut de cette dernière, surtout sous forme
de « conclusion-sommaire »; - L'aperçu doit reprendre les intertitres du corps
du texte et y donner accès par l'hypertexte, avec
lien ou flèche de retour au début de la page; - Pour un bulletin d'information reproduit en PDF,
offrir une synthèse des articles en version Web et
annoncer la version PDF entre parenthèses; - Appliquer la structure de la conclusion-sommaire
à un texte relativement court, celle du morcellement
à un texte plus long, celle du magazine à un texte trop
long ou très riche et celle de la foire aux questions à
un autre de type service à la clientèle.
Et dans une moindre mesure :
- Ajouter des intertitres ou des mots clés en gras pour
faciliter le balayage du texte; - Insérer des métabalises de description dans ses pages
pour améliorer leur positionnement dans
les moteurs de recherche; - « Lâcher un peu son fou » pour transformer un texte
ennuyeux; - Subdiviser les longues phrases en détachant les
subordonnées.
Les deux procédés les plus « nouveaux » ou « Web » semblent l'aperçu hypertexte et le gras « de balayabilité ». Va pour le premier, mais pour le deuxième, tous en abusent, si bien que je préfère troquer ce procédé pour davantage d'intertitres.
Depuis la semaine dernière, je comprends que mes clients ne cherchent pas tant à rédiger plus « Web » qu'à acquérir tout procédé qui les aidera à préciser le « gabarit » de leurs nouvelles pages.