L'écriture Web de ma nièce
Jusqu'ici, les spécialistes ont défini l'écriture Web comme un système de rédaction efficace pour l'écran cathodique et l'internaute impatient. Plus j'observe ce qui se passe sur le Web, plus je crois que l'écriture troncaturée des salons de clavardage ou le matériau intimiste des blogues doivent remodeler ce système fraîchement inspiré de l'imprimé.
Lorsque je vois ma nièce, qui maîtrise à peine le français, clavarder sur MSN à une vitesse qui dépasse mon entendement, je me dis que toutes ces théories sur l'écriture Web manquent d'anarchie, de créativité, de lumières...
Et si les ados écrivaient un guide d'écriture Web, pourrait-il nous apprendre à désapprendre la tradition, les lieux communs, les « objectifs » de communication? pourraient-ils nous inspirer le goût de communiquer gratuitement?
J'invoque Rimbaud : « Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges. » Que nous aurait appris cet adolescent « maudit » au siècle du clavardage?
Et si l'absence d'objectif était la façon la plus contagieuse de communiquer sur le Web? De l'écriture pour le plaisir de communiquer, de partager, de vivre. Les nombreux gags relayés par courriel n'en sont-ils pas la preuve?
« ...de la pensée accrochant la pensée et tirant », écrivait Rimbaud.
Mais comment convaincre un PDG du bien-fondé de ce type d'écriture?
Une chose est sûre : l'écriture Web est dans un « ghetto », celui des recettes de rédaction efficace, et ma nièce, ou Rimbaud, peuvent m'aider à l'en sortir!
Lorsque je vois ma nièce, qui maîtrise à peine le français, clavarder sur MSN à une vitesse qui dépasse mon entendement, je me dis que toutes ces théories sur l'écriture Web manquent d'anarchie, de créativité, de lumières...
Et si les ados écrivaient un guide d'écriture Web, pourrait-il nous apprendre à désapprendre la tradition, les lieux communs, les « objectifs » de communication? pourraient-ils nous inspirer le goût de communiquer gratuitement?
J'invoque Rimbaud : « Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges. » Que nous aurait appris cet adolescent « maudit » au siècle du clavardage?
Et si l'absence d'objectif était la façon la plus contagieuse de communiquer sur le Web? De l'écriture pour le plaisir de communiquer, de partager, de vivre. Les nombreux gags relayés par courriel n'en sont-ils pas la preuve?
« ...de la pensée accrochant la pensée et tirant », écrivait Rimbaud.
Mais comment convaincre un PDG du bien-fondé de ce type d'écriture?
Une chose est sûre : l'écriture Web est dans un « ghetto », celui des recettes de rédaction efficace, et ma nièce, ou Rimbaud, peuvent m'aider à l'en sortir!


