Le carnet Web de Cortexte

17 mars 2005

« carnet Web » plutôt que « blogue »

Hier soir, j'ai lancé mon carnet Web avec le titre « Blogue de Cortexte » sur ma page d'accueil. Après avoir annoncé sa venue à mes confrères, j'ai lu sur le carnet Cup of Tea, où la nouvelle avait ricoché : « Profitons-en pour saluer le nouveau "blogue" (en québécois dans le texte) de Cortexte. »

Avais-je péché?

Après avoir consulté le carnet de mes compatriotes, je fus saisi de remords! Bruno Guglielminetti, Jean Lalonde, la grande rousse, tous utilisaient « carnet web » ou « cybercarnet »! Je m'agenouillai aussitôt devant l'autel de l'Office québécois de la langue française : carnet Web brillait parmi les équivalents à vénérer!

Moi pour qui la langue est si sacrée, comment ai-je pu tomber dans la tentation? Mon confrère européen Xavier de Mazenod, qui trouvait cet écart surprenant « de la part d'un Québécois », me précipita au purgatoire...

Mais après avoir expié mon péché sur Cortexte et Blogger, je rédige maintenant dans la paix du Rédacteur! J'en profite pour vous remercier, tous et chacun, de m'avoir accueilli si chaleureusement dans votre cénacle de carnetiers.

16 mars 2005

L'écriture Web intéresse les cyberenseignants

Ça me fait toujours plaisir lorsqu'un site fait écho à un texte de mon site : je me dis alors que mon contenu a une certaine valeur ou utilité.

Le site Thot, consacré aux nouvelles sur l'enseignement à distance, a repris le 14 mars dernier ma synthèse des trois procédés d'écriture Web : planifier, organiser et maximiser. Ça m'a pris quatre ou cinq ans à inventer, à définir, à préciser ces grandes catégories qui incluraient l'ensemble des procédés suggérés par les théoriciens de l'écriture Web.

En fait, c'est seulement l'année dernière que ma synthèse est passée de « résumer, restructurer, réviser et réécrire » à « planifier, organiser et maximiser ». Et ma recherche d'une synthèse plus précise et plus didactique ne fait que commencer... Car, comment s'y retrouver dans ce fatras de guides ou de pages Web sur la cyberécriture? comment apprendre rapidement et aisément à écrire plus Web avec un livre de 300 pages ou un site de 50 rubriques?

Ma réponse : la synthèse textuelle, valeur ajoutée dans la surabondance d'information selon Michel Cartier!

Je suis ravi d'apprendre que l'écriture Web peut faire partie de l'arsenal des cyberenseignants.

15 mars 2005

Conclusion-sommaire

Récemment, je décidais d'ajouter une conclusion-sommaire à plusieurs de mes textes de site.

Je propose le concept : après avoir inversé la structure traditionnelle de votre texte, vous y ajoutez un paragraphe entre le titre et le texte qui sert à la fois de sommaire et de conclusion : en une ou deux lignes, vous dites de quoi parle votre texte, avec mots clés en hyperlien conduisant à des intertitres. La plus grande des courtoisies pour l'internaute impatient.

Un confrère français, Benoit Arson, a en déjà parlé dans ses Carnets bleus.

J'enseigne ce concept depuis des années... sans jamais l'avoir appliqué à mon propre site. Comparez les versions : voici ma page Historique avant/après. Et voici un exemple plus générique avant/après, que j'utilise dans mes formations.

Je dis « conclusion-sommaire », mais peut-être serait-ce plus exact de dire « chapeau-sommaire» ou « aperçu-sommaire », car ce paragraphe ne résume pas que la conclusion. Néanmoins, la conclusion-sommaire devrait commencer... par la conclusion, puisqu'elle reflète l'inversion structure traditionnelle du texte.

Un problème subsiste : comment rendre les hyperliens verticaux explicites? avec une flèche vers le bas, entre parenthèses? J'ai discuté de ce problème avec Guillaume Brunet, d'Adviso Conseil, qui désirait expérimenter ce concept dans son Point de repère...

L'exemple de la FAQ d'IBM, avec liens verticaux explicites, continue de me faire cogiter. Il doit bien y avoir une solution... Mona, né bouge plus!

14 mars 2005

Is the Technology the Writing?

Après avoir lu cette réflexion à chaud sur l'écriture Web (fugues & fougue), j'ai laissé mon cerveau tourner pendant deux jours pour aboutir à celle-ci : si la plupart ont écrit que l'écriture Web était une écriture traditionnelle adaptée au Web, si d'autres ont cherché à la définir par rapport à celles des médias de masse, pourrais-je affirmer que, comme l'écrivait Rimbaud, l'inconnu réclame des formes nouvelles?

La spécificité toute simple de l'écriture Web, que nous « cherchons » peut-être à tort; pourrions-nous la « trouver » dans son caractère protéiforme et imprévisible?

L'écriture Web, conditionnée par la nouveauté technologique, de la page Web au blogue, est-elle condamnée à nous échapper, à résister à une façon traditionnelle de l'appréhender?

What if the technology WAS the writing? (On dirait Carry Bradshaw dans Sex and the City!) J'y reviendrai. .. à froid!


 
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